
Prévoyance notaire : au 91e jour d’arrêt, la CPRN ne verse rien
C’est la particularité la plus brutale du régime notarial. Pendant 90 jours, l’assurance maladie vous indemnise. Au 91e jour, elle s’arrête — et la CPRN ne prend pas le relais. Aucune indemnité journalière, ni au 91e jour, ni au 200e, ni au 500e. C’est ce vide que doit combler un contrat de prévoyance notaire.
Agents généraux exclusifs AXA, nous sommes spécialistes de la protection sociale des professions libérales réglementées. Nous chiffrons d’abord, noir sur blanc, ce que verseraient réellement la CPRN et l’assurance maladie dans votre situation, puis nous vous remettons un devis assurance clair et un comparatif de garanties, sans engagement.
L’essentiel en 30 secondes (chiffres 2026) : 3 jours de carence, puis des indemnités journalières de l’assurance maladie égales à 1/730e de votre revenu moyen, plafonnées à 197,51 € par jour, pendant 87 jours maximum. Ensuite : zéro euro. La CPRN n’intervient qu’en cas d’invalidité totale et définitive, pour 2 200 € par mois jusqu’à 62 ans. L’invalidité partielle, elle, n’ouvre aucun droit.
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Notaire très assuré, notaire mal protégé : le paradoxe de la profession
Peu de professions sont aussi encadrées que la vôtre en matière d’assurance. Responsabilité civile professionnelle obligatoire au titre de l’article 13 du décret du 20 mai 1955, caisses régionales de garantie, Caisse Centrale de Garantie du notariat : votre client est protégé à trois niveaux, y compris contre la faute intentionnelle.
Ce dispositif exemplaire produit un effet de trompe-l’œil. Beaucoup de confrères, voyant l’ampleur des couvertures obligatoires, en concluent qu’ils sont « bien assurés ». Ils le sont — mais pas contre le bon risque.
Ce que couvrent vos assurances obligatoires
- Les conséquences pécuniaires d’une erreur, d’une faute ou d’une négligence commise par vous ou par votre personnel dans la rédaction et le conseil.
- Un défaut de conseil sur un régime matrimonial, une purge de droit de préemption oubliée, une erreur de publicité foncière.
- Via la garantie collective, la représentation des fonds détenus pour le compte des clients et les fautes exclues des contrats classiques.
Ce que personne n’assure pour vous
- Vos revenus au-delà du 90e jour d’arrêt : la CPRN ne verse aucune indemnité journalière.
- Les 3 jours de carence — et la totalité des 90 premiers jours si vous êtes affilié depuis moins d’un an.
- Les charges fixes de l’office : salaires des clercs et collaborateurs, loyer, licences métier, cotisations professionnelles, échéances de l’emprunt de rachat de parts.
- L’invalidité partielle, qui n’ouvre strictement aucun droit à la CPRN.
- Le différentiel de revenu du conjoint survivant au-delà du capital et des rentes du régime obligatoire.
La distinction à retenir : la RC professionnelle et la garantie collective réparent le préjudice subi par votre client. La prévoyance remplace vos revenus quand vous ne pouvez plus recevoir, instrumenter ni signer. Les deux sont indispensables, et aucune ne remplace l’autre. C’est précisément parce que la première est si complète que la seconde s’oublie.
Ce que verse réellement la CPRN en 2026
La protection obligatoire du notaire libéral ou associé repose sur deux organismes qui ne se relaient pas. L’assurance maladie couvre les trois premiers mois. La CPRN, elle, n’a pas de garantie « arrêt de travail » : son régime invalidité-décès ne se déclenche qu’en cas d’invalidité totale et définitive ou de décès.
| Période d’arrêt | Qui verse et combien | Ce qui reste à votre charge |
|---|---|---|
| Jours 1 à 3 | Personne. Délai de carence de 3 jours : l’indemnisation démarre au 4e jour | 100 % de vos revenus + la totalité des charges de l’office |
| Jours 4 à 90 | Assurance maladie (régime unifié des libéraux) : 1/730e du revenu moyen des 3 dernières années, plafonné à 197,51 € par jour en 2026 (revenu retenu dans la limite de 3 PASS, soit 144 180 €). 87 jours maximum par arrêt. Condition : 1 an d’affiliation continue | Environ 50 % de votre revenu — et bien davantage au-delà de 144 180 €, où l’indemnité est plafonnée |
| À partir du 91e jour | Personne. 0 €. La CPRN ne prévoit aucune indemnité journalière, quelle que soit la durée de l’arrêt et quel que soit votre niveau de cotisation | La totalité de votre revenu, plus la totalité des charges de l’office, sans limite de durée |
| Invalidité | Allocation d’invalidité CPRN : 2 200 € par mois (26 400 € par an), uniquement en cas d’invalidité totale et définitive vous empêchant d’exercer, et jusqu’à 62 ans seulement | Tout en cas d’invalidité partielle — reprise à mi-temps, capacité réduite, impossibilité de recevoir la clientèle : aucune prestation |
| Décès | Capital décès CPRN de 110 000 €, une allocation au conjoint (temporaire jusqu’à 62 ans, puis viagère) et une rente d’éducation de 1 650 € par mois et par enfant (19 800 € par an) jusqu’à 21 ans, ou 26 ans en cas d’études | Le capital restant dû de l’emprunt de rachat de parts, le prêt immobilier du foyer et le maintien du train de vie au-delà des rentes servies |
Le point que presque personne ne vérifie : les indemnités des 90 premiers jours supposent un an d’affiliation continue avant la date de l’arrêt. Le notaire fraîchement nommé, celui qui vient de créer son office ou de racheter des parts, ne perçoit donc strictement rien, dès le premier jour. Zéro euro pendant toute la durée de l’arrêt — au moment précis où son endettement professionnel est maximal.
Le décrochage du 91e jour, revenu par revenu
Le tableau ci-dessous compare, pour un même arrêt, ce que vous percevez avant et après le 90e jour. La quatrième colonne n’a pas d’équivalent chez la plupart des autres professions libérales : elle est à zéro pour tout le monde.
| Revenu net annuel | Votre revenu par mois | Jours 4 à 90 (assurance maladie) | À partir du 91e jour (CPRN) | Manque à gagner mensuel après 90 jours |
|---|---|---|---|---|
| 80 000 € | 6 667 € | 3 333 € — 50 % | 0 € — 0 % | ≈ 6 667 € |
| 120 000 € | 10 000 € | 5 000 € — 50 % | 0 € — 0 % | ≈ 10 000 € |
| 180 000 € | 15 000 € | 6 008 € — 40 % (plafond atteint) | 0 € — 0 % | ≈ 15 000 € |
| 250 000 € | 20 833 € | 6 008 € — 29 % (plafond atteint) | 0 € — 0 % | ≈ 20 833 € |
| 400 000 € | 33 333 € | 6 008 € — 18 % (plafond atteint) | 0 € — 0 % | ≈ 33 333 € |
Deux enseignements. D’abord, le régime obligatoire ne dépasse jamais 50 % de votre revenu, même pendant les trois premiers mois : c’est mécanique, l’indemnité vaut 1/730e d’un revenu annuel. Ensuite, dès que votre revenu dépasse 144 180 €, l’indemnité cesse de progresser : elle est bloquée à 6 008 € par mois, que vous déclariez 180 000 € ou 400 000 €.
La comparaison qui parle : un médecin relève de la CARMF, un expert-comptable de la CAVEC, un avocat de la CNBF. Tous trois perçoivent une indemnité journalière au-delà du 90e jour — imparfaite, souvent forfaitaire, mais réelle. Le notaire libéral, lui, ne perçoit rien. C’est ce qui fait de la prévoyance notaire non pas un complément de confort, mais le seul étage de protection existant au-delà de trois mois d’arrêt.
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Les cinq angles morts de la protection sociale du notaire
1. L’office continue de tourner — et de coûter
C’est la spécificité de votre exercice. Le notariat français compte environ 7 000 offices pour près de 56 000 collaborateurs : un office emploie en moyenne huit personnes. Pendant votre arrêt, l’étude continue de payer salaires et charges sociales des clercs, formalistes et négociateurs, loyer, licences logicielles et outils de dématérialisation, cotisations professionnelles, prime de RC professionnelle, échéances de l’emprunt de rachat de parts.
Aucune prestation de la CPRN ni de l’assurance maladie ne finance cet outil de travail. Dans un contexte où 15 % des offices affichaient une perte ou un résultat quasi nul sur les neuf premiers mois de 2025, un arrêt long se transforme très vite en problème de trésorerie.
2. L’invalidité partielle : rien, absolument rien
L’allocation d’invalidité de la CPRN suppose une invalidité totale et définitive vous empêchant d’exercer vos fonctions. La caisse applique certes un barème professionnel — c’est un point favorable — mais le seuil reste celui de l’incapacité complète.
Concrètement, une reprise à mi-temps, l’impossibilité de tenir des rendez-vous longs, une pathologie du rachis qui vous interdit les déplacements ou une capacité de production réduite de moitié n’ouvrent aucun droit. Or ce sont les situations les plus fréquentes.
3. L’allocation s’arrête à 62 ans, votre retraite pleine est à 67
L’allocation d’invalidité cesse à 62 ans et bascule vers vos droits à la retraite. Mais une carrière interrompue par une invalidité est, par construction, une carrière écourtée : trimestres manquants, points de section B et C non acquis, minoration de 1,25 % par trimestre manquant en cas de départ anticipé. L’invalidité ne coûte pas seulement des revenus immédiats — elle ampute durablement votre retraite.
4. Le rachat de parts, un endettement que rien ne couvre
Entrer dans une SCP ou une SEL notariale, ou racheter un office, suppose un emprunt souvent conséquent, adossé à des revenus futurs. Votre assurance emprunteur couvre le décès et parfois l’invalidité lourde — rarement l’arrêt de travail prolongé, et presque jamais l’invalidité partielle. Entre le 91e jour et la reconnaissance d’une invalidité totale, les échéances continuent de tomber sans aucun revenu en face.
5. Notaire salarié ou notaire libéral : deux mondes
Si vous exercez comme notaire salarié, vous relevez du régime général pour vos arrêts de travail et bénéficiez, le plus souvent, du maintien de salaire conventionnel et d’un contrat de prévoyance collective. Si vous êtes notaire libéral, titulaire ou associé, vous relevez de la CPRN — et de tout ce qui est décrit sur cette page. Le passage du salariat à l’association est d’ailleurs le moment le plus critique : la couverture collective s’éteint le jour où vous devenez associé.
Le bon réflexe au moment de l’association : souscrivez votre contrat individuel avant de quitter le statut salarié, et non après. Vous serez couvert sans interruption, et vous vous assurez à un âge — et sur un état de santé — plus favorables. Une prévoyance se souscrit toujours avant le premier antécédent médical.
Quatre situations chiffrées
La méthode est toujours la même : on part de votre revenu net, on soustrait ce que verse réellement le régime obligatoire, on ajoute les charges fixes de l’office. Le résultat, c’est votre besoin de couverture. Les exemples ci-dessous sont établis pour un revenu net de 180 000 €.
Arrêt de 30 jours après une intervention chirurgicale
Les 3 premiers jours ne sont pas indemnisés. Restent 27 jours au plafond de 197,51 €, soit 5 333 €, pour un revenu perdu d’environ 14 795 €. Écart : près de 9 500 € pour un seul mois d’arrêt — sans compter un euro de charges d’office. C’est le scénario le plus fréquent, et le plus souvent négligé.
Arrêt de 6 mois
Sur 182 jours, vous percevez au maximum 87 jours d’indemnités, soit environ 17 200 €. Puis plus rien pendant trois mois. Le revenu correspondant s’élevait à près de 89 800 €. Manque à gagner : environ 72 600 €, auxquels s’ajoutent six mois de salaires, de loyer et d’échéances de prêt.
Arrêt d’un an
Le montant perçu ne change pas : toujours environ 17 200 €, versés au cours des trois premiers mois. Sur douze mois, cela représente un taux de remplacement inférieur à 10 %. L’écart avec vos 180 000 € de revenu atteint près de 163 000 €. Un arrêt de deux ans ne change rien à ce montant : les indemnités, elles, ne repartent jamais.
Reprise à mi-temps après un burn-out
Vous reprenez progressivement, avec une activité réduite de moitié pendant un an. Votre revenu chute d’autant. La CPRN ne verse rien : son allocation suppose une invalidité totale et définitive. Seule une rente d’invalidité à barème professionnel, couvrant l’invalidité partielle dès un taux contractuel, compense cette perte de capacité.
Les garanties d’un contrat de prévoyance AXA pour votre étude
Un contrat bien construit se règle comme un curseur : vous ne payez que les garanties réellement utiles à votre mode d’exercice — office individuel, association en SCP ou SEL, jeune notaire créateur, notaire proche de la transmission.
| Garantie | Ce qu’elle verse concrètement |
|---|---|
| Indemnités journalières complémentaires | Un complément qui démarre dès la franchise choisie (3, 8, 15, 30 ou 90 jours) et comble l’écart avec votre revenu réel. Au-delà du 90e jour, elle devient votre unique source de revenu, puisque la CPRN ne verse rien. C’est la garantie centrale du contrat. |
| Frais professionnels permanents | Une indemnité dédiée aux charges fixes de l’office : salaires et charges des clercs et collaborateurs, loyer, licences et outils de dématérialisation, cotisations professionnelles, prime de RC professionnelle, échéances de l’emprunt de rachat de parts. Elle permet aussi de financer un renfort ou un remplacement pour maintenir l’activité de l’étude. |
| Indemnisation dès le 1er jour d’hospitalisation | Aucune franchise en cas d’hospitalisation : l’indemnité tombe dès le premier jour, y compris pour une intervention programmée — là où le régime obligatoire applique 3 jours de carence. |
| Rente d’invalidité professionnelle | Un revenu de remplacement évalué sur un barème professionnel — votre capacité à exercer la fonction notariale. Elle couvre l’invalidité partielle dès un taux contractuel, là où la CPRN exige une invalidité totale et définitive : c’est le seul moyen de protéger une reprise progressive. Elle peut également courir au-delà de 62 ans, âge auquel l’allocation CPRN s’arrête. |
| Capital décès et PTIA | Un capital versé aux bénéficiaires que vous désignez, hors succession, pour solder l’emprunt de rachat de parts et sécuriser le foyer au-delà des 110 000 € de la CPRN. La Perte Totale et Irréversible d’Autonomie déclenche le versement du vivant de l’assuré. Réduction de 20 % sur les garanties décès pour les non-fumeurs. |
| Rente de conjoint | Un revenu régulier venant compléter l’allocation de conjoint de la CPRN, dont le montant dépend de votre âge au décès et qui bascule sur un régime viager à 62 ans. À dimensionner en fonction des revenus propres de votre conjoint et de l’âge de vos enfants. |
| Rente éducation | Une rente par enfant à charge, versée jusqu’à 26 ans, cumulable avec la rente d’éducation de la CPRN — et utile pour financer des études longues, souvent hors du domicile familial. |
| Exonération des cotisations | En cas d’arrêt prolongé, l’assureur prend en charge vos cotisations : votre contrat continue de vous couvrir sans que vous ayez à le financer, au moment précis où vos revenus sont nuls. |
| Services d’assistance | En cas d’hospitalisation imprévue de plus de 24 h ou d’immobilisation de plus de 5 jours : garde d’enfants (20 h), aide ménagère (20 h), garde-malade (20 h), prise en charge du déplacement d’un proche. En cas de décès : information et accompagnement administratif et juridique des proches. |
| Souplesse et évolutivité | Vos garanties évoluent en nature et en montant à tout moment : nomination, création d’office, entrée en association, croissance de l’étude, rachat de parts, arrivée d’un enfant. |
Loi Madelin : déduisez vos cotisations en 2026
Vos cotisations de prévoyance complémentaire sont déductibles de votre bénéfice imposable dans le cadre de la loi Madelin, à condition que le contrat prévoie un versement régulier des cotisations et que vous soyez à jour auprès de vos régimes obligatoires, CPRN comprise.
| Élément de calcul | Règle | Montant 2026 |
|---|---|---|
| Part forfaitaire | 7 % du PASS | 3 364,20 € |
| Part proportionnelle | 3,75 % du bénéfice imposable | 6 750 € pour 180 000 € de revenu |
| Disponible fiscal type | Somme des deux parts | ≈ 10 114 € par an (≈ 7 864 € pour un revenu de 120 000 €) |
| Plafond global | 3 % de 8 PASS | 11 534,40 € — atteint dès environ 218 000 € de revenu |
| Référence | Plafond annuel de la Sécurité sociale | PASS = 48 060 € |
L’astuce de nos conseillers : à titre de comparaison, votre cotisation obligatoire au régime invalidité-décès de la CPRN s’élève à environ 1 324 € par an — réduite de moitié pendant vos trois premières années d’exercice. Autrement dit, vous consacrez aujourd’hui moins de 1 % d’un revenu de 180 000 € à couvrir l’invalidité et le décès, et rien du tout à l’arrêt de travail. Le disponible fiscal Madelin, lui, vous autorise plus de 10 000 € de déduction annuelle. En contrepartie, les indemnités et rentes Madelin sont imposables : un point à intégrer dès le dimensionnement.
Comparatif : les 7 points à vérifier avant de signer
À cotisation équivalente, deux contrats peuvent verser des montants radicalement différents. Pour un notaire, le comparatif se joue sur ces sept lignes.
- La durée d’indemnisation des indemnités journalières : jusqu’à 1 095 jours ? Jusqu’à la retraite ? C’est le premier point de contrôle, puisque le relais du régime obligatoire est inexistant après 90 jours.
- La définition de l’invalidité : barème professionnel (votre capacité à exercer la fonction notariale) ou fonctionnel/croisé ? C’est le premier motif de litige au moment du sinistre.
- Le seuil d’entrée de l’invalidité partielle : à partir de 15 %, 33 % ou 66 % ? Un contrat qui n’indemnise qu’au-delà de 66 % ne comble pas le principal vide du régime CPRN.
- Le traitement des affections psychiques et dorsales : exclues, limitées en durée, conditionnées à une hospitalisation, ou pleinement rachetées ? Épuisement professionnel et pathologies du rachis figurent parmi les premières causes d’arrêt long dans les métiers du droit.
- La garantie frais professionnels : montant assuré, durée de versement, cumul avec les indemnités journalières, justificatifs demandés — et prise en compte de la masse salariale de l’étude, poste le plus lourd d’un office notarial.
- La couverture au-delà de 62 ans : l’allocation d’invalidité de la CPRN s’arrête à 62 ans alors que la retraite à taux plein est fixée à 67 ans. Jusqu’à quel âge vos garanties courent-elles ?
- La revalorisation des rentes : rentes indexées ou figées en euros courants ? Sur une rente d’éducation versée quinze ans, l’écart est considérable.
Notre recommandation : demandez systématiquement les conditions générales et le tableau des garanties. Un vrai spécialiste vous explique aussi ce que le contrat ne couvre pas — et vous fait signer en connaissance de cause. Vous exigez la même transparence de vos clients : exigez-la de votre assureur.
Comment obtenir votre devis assurance prévoyance ?
Notre process tient en trois étapes, sans information inutile demandée.
- Vous remplissez le formulaire en ligne — mode d’exercice, revenus, effectif et charges de l’office, coordonnées. Une minute suffit.
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Les informations à préparer
- Votre mode d’exercice : notaire titulaire d’un office individuel, associé en SCP ou SEL, notaire salarié, notaire assistant ;
- Votre revenu net des trois derniers exercices (déclaration 2035, rémunération de gérance ou comptes de l’étude) ;
- Le montant de vos charges fixes : masse salariale de l’office, loyer, outils métier, cotisations professionnelles, prime de RC professionnelle, emprunts ;
- Le capital restant dû de votre emprunt de rachat de parts ou de création d’office ;
- La composition de votre foyer, l’activité de votre conjoint et l’âge de vos enfants ;
- Vos contrats actuels : prévoyance individuelle, complémentaire santé, assurance emprunteur, contrat groupe éventuel.
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- Un suivi au moment du sinistre : nous portons le dossier jusqu’au versement des prestations, y compris auprès de la CPRN.
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FAQ – Prévoyance notaire : vos questions fréquentes
La CPRN verse-t-elle des indemnités journalières en cas d’arrêt de travail ?
Non. Le régime invalidité-décès de la CPRN ne prévoit aucune indemnité journalière. Vous êtes indemnisé uniquement par l’assurance maladie, du 4e au 90e jour d’arrêt, à hauteur de 1/730e de votre revenu moyen des trois dernières années, dans la limite de 197,51 € par jour en 2026. Au-delà du 90e jour, plus aucune prestation n’est versée, quelle que soit la durée de l’arrêt. Seul un contrat de prévoyance notaire complémentaire peut prendre le relais.
Combien touche un notaire en arrêt de travail ?
Après 3 jours de carence, l’assurance maladie verse au maximum 197,51 € par jour en 2026, soit environ 6 008 € par mois, pendant 87 jours maximum. Pour un revenu net de 180 000 €, cela représente un taux de remplacement de 40 % pendant trois mois, puis de 0 %. Sur un arrêt d’un an, le total perçu plafonne autour de 17 200 € — moins de 10 % de votre revenu annuel.
Quelle allocation d’invalidité verse la CPRN ?
La CPRN verse 2 200 € par mois, soit 26 400 € par an, en cas d’invalidité totale et définitive vous empêchant d’exercer vos fonctions, sur certificat médical et après instruction du dossier. Elle est versée jusqu’à 62 ans, âge auquel elle bascule vers vos droits à la retraite. Point décisif : l’invalidité partielle n’ouvre aucun droit, quel que soit son taux.
Mon assurance de responsabilité civile professionnelle me protège-t-elle ?
Non, pas pour ce risque. La RC professionnelle obligatoire, prévue par l’article 13 du décret du 20 mai 1955, ainsi que les caisses régionales de garantie et la Caisse Centrale de Garantie, indemnisent votre client en cas d’erreur, de faute ou de négligence. Elles ne versent rien lorsque c’est vous qui ne pouvez plus exercer. Ce sont deux risques distincts : l’une protège votre responsabilité, la prévoyance protège vos revenus.
La prévoyance couvre-t-elle les salaires de mes clercs et collaborateurs ?
Oui, mais uniquement si vous souscrivez la garantie « Frais Professionnels Permanents ». Les indemnités journalières couvrent vos revenus personnels ; elles ne financent ni la masse salariale de l’office, ni le loyer, ni vos outils de dématérialisation, ni vos cotisations professionnelles, ni l’échéance de votre emprunt de rachat de parts. Un office notarial emploie en moyenne huit personnes : c’est le poste de charges le plus lourd, et il continue de courir pendant toute la durée de votre arrêt.
Quel est le montant du capital décès d’un notaire ?
Le capital décès de la CPRN s’élève à 110 000 €, versé par ordre de priorité au conjoint ou partenaire de PACS, puis aux descendants, aux ascendants ou au bénéficiaire désigné. S’y ajoutent une allocation au conjoint survivant — temporaire jusqu’à 62 ans, puis viagère — et une rente d’éducation de 1 650 € par mois et par enfant à charge, jusqu’à 21 ans ou 26 ans en cas d’études. Le régime décès est de loin le mieux couvert du dispositif ; l’arrêt de travail en est l’exact inverse.
Je viens d’être nommé notaire : suis-je protégé la première année ?
Non. Les indemnités journalières de l’assurance maladie exigent un an d’affiliation continue avant la date de l’arrêt. Un notaire qui vient d’être nommé, de créer son office ou de racheter des parts ne perçoit donc strictement rien, dès le premier jour d’arrêt. C’est précisément la période où l’endettement professionnel est le plus élevé. Une prévoyance souscrite dès la nomination coûte peu et vous couvre avant tout antécédent médical.
Quelle différence entre notaire salarié et notaire libéral en matière de prévoyance ?
Le notaire salarié relève du régime général pour ses arrêts de travail : indemnités journalières de la Sécurité sociale, maintien de salaire conventionnel et, le plus souvent, contrat de prévoyance collective de l’office. Le notaire libéral, titulaire ou associé, relève de la CPRN et de ses limites. Le moment le plus critique est celui de l’entrée en association : la couverture collective s’éteint le jour où vous devenez associé. Souscrivez votre contrat individuel avant cette bascule.
Combien coûte la cotisation obligatoire de prévoyance de la CPRN ?
Environ 1 324 € par an, répartis pour un tiers sur le risque invalidité et pour deux tiers sur le risque décès, appelés en dix mensualités de février à novembre. Les nouveaux affiliés bénéficient d’une réduction de 50 % pendant les trois premières années, puis de 25 % de la quatrième à la sixième année. Cette cotisation forfaitaire est identique pour tous les notaires : elle ne dépend ni de votre revenu, ni de votre âge — et les prestations qu’elle finance ne dépendent pas davantage de votre niveau de revenu.
Combien coûte une prévoyance de notaire et comment obtenir un devis ?
La cotisation dépend de votre âge, de votre mode d’exercice, du niveau d’indemnités journalières et de rente retenu, de la franchise choisie et des options souscrites — au premier rang desquelles les frais professionnels et la rente de conjoint. Pour connaître votre tarif, demandez votre devis assurance gratuit : nous chiffrons d’abord vos droits réels auprès de l’assurance maladie et de la CPRN, puis nous vous remettons un comparatif de formules chiffré, gain fiscal Madelin compris, sans engagement.
Montants 2026 issus des règlements de la CPRN (régime invalidité-décès), du dispositif d’indemnités journalières des professions libérales (assurance maladie / CNAVPL) et de l’Urssaf (PASS 2026 : 48 060 €), à jour à la date de publication. Les indemnités journalières des 90 premiers jours sont calculées sur le revenu moyen des trois dernières années, plafonné à 3 PASS, et supposent un an d’affiliation continue. Les taux de remplacement présentés sont des ordres de grandeur calculés sur une base de 365 jours, hors fiscalité des indemnités et hors franchise. Les revenus cités sont des paliers d’illustration et ne constituent pas des moyennes de la profession. Les informations de cette page sont indiquées à titre indicatif et non exhaustif, sont susceptibles d’évoluer et ne présument en rien des garanties d’un contrat souscrit avec votre Agent Général AXA. Seules les conditions générales et particulières de votre contrat font foi.

